Association
Sous-traitance de l'Industrie Horlogère Suisse

SIHS  Première organisation associative à but  non lucratif dédiée uniquement à la sous-traitance de l'industrie horlogère Suisse


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DOSSIER SPÉCIAL: SOUS-TRAITANCE HORLOGÈRE

Aides: les entreprises s’allient pour mieux peser sur les autorités

GENÈVE16.03.2021 - 12:37Rédigé par Fabio Bonavita

«L’Etat ne peut écouter toutes les entreprises individuellement»

C’est bien connu, l’union fait la force. Surtout en période de pandémie comme le relève Arnaud Bürgin, directeur des associations professionnelles à la Fédération des entreprises romandes: «La crise sanitaire et économique actuelle a démontré la nécessité pour les entreprises d’être regroupées en association, tant au niveau national que cantonal, fédéralisme oblige. Les associations professionnelles jouent un rôle essentiel de soutien aux membres en répondant à leurs questions, en les accompagnant dans cette crise et en tentant de trouver des solutions pour les soutenir, notamment dans le cadre des aides mises à disposition par les autorités pour les secteurs d’activité les plus impactés.»

Nouvelle association

Dernier exemple en date, la naissance de l’Association événement congrès Genève (AECG) qui compte déjà 35 membres: «Cela faisait des années que nous parlions de créer une association faîtière cantonale des métiers de l’événementiel, rappelle son président Antoine Darbellay. La crise actuelle a accéléré cette idée. Le but est de pouvoir parler d’une seule voix auprès des autorités politiques. En créant cette association, nous nous sommes rendu compte que notre secteur employait environ 600 personnes à Genève et représentait des retombées économiques pour le canton de l’ordre de 450 millions par année, hors Palexpo.»

En ces temps de crise, les entrepreneurs ont compris qu’il était primordial de s’unir pour faire entendre leurs revendications. Conséquence logique, les associations professionnelles se multiplient à Genève.

Se parler pour mieux se faire entendre, c’est devenu le credo de nombreux secteurs dont celui de la sous-traitance horlogère: «Avant les sous-traitants étaient très indépendants et plutôt individualistes dans un secteur horloger discret, note David Sokoloff, cofondateur de la jeune association Sous-traitance de l’industrie horlogère suisse (SIHS). Maintenant, chacun est ouvert à la discussion, aux alternatives et aux collaborations et partenariats. Notre association travaille dans ce sens.»

Contacts étroits avec les élus

Une ouverture à la discussion essentielle pour débloquer certaines situations: «Sans nos associations nous n’aurions pas pu être reconnus comme cas d’extrême rigueur, note Olivier Emch, président du Groupement des agences de voyages de Genève (GAVG). L’Etat ne peut écouter toutes les entreprises individuellement.» Antoine Darbellay ajoute: «Notre association a grandement pesé dans la décision du Canton de prendre en charge l’ensemble de nos coûts fixes en lieu et place de coûts réduits, et plus particulièrement les charges sociales et patronales.»Faut-il en déduire que le lobbying auprès des politiques a pris de l’importance ces derniers mois? «Forcément, les contacts sont pris au plus haut niveau et des relais sont maintenant établis au niveau politique afin de faire passer nos messages et faire en sorte que le monde politique connaisse davantage notre branche, précise Thierry Lavalley, président de la Société des hôteliers de Genève (SHG). Les cas de rigueur en sont le meilleur exemple où nous avons dû faire un lobbying très actif.» Arnaud Bürgin complète: «La complexité des sujets nécessite une plus grande proximité avec les élus cantonaux et fédéraux qui sont, rappelons-le, des miliciens.»

Une proximité qui pourrait perdurer après la pandémie…

SIHS, LA «CROIX-ROUGE» DES SOUS-TRAITANTS

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Par Pierre MaillardDÉCEMBRE 2020
Fondée en août 2020, en pleine pandémie, la SIHS, pour «Sous-traitance de l’Industrie Horlogère Suisse», se présente comme étant la première organisation associative à but non lucratif dédiée uniquement à la sous-traitance de l’industrie horlogère suisse. Qu’est-ce à dire, au juste? Et quelle est la mission que se donne cette toute nouvelle association?

Curieux d’en savoir plus sur cette nouvelle association, Europa Star est allé à la rencontre de la SIHS, logée dans les bâtiments de l’IFAGE, une fondation pour la formation des adultes sise à Genève. Là nous attendaient David Sokoloff, l’initiateur et fondateur de ce projet, et Pierre Hafner, un des six co-fondateurs de l’association (dont Jean-Claude Biver est «membre d’honneur»).

«Nous prenons exemple sur Henry Dunant, c’est un peu gonflé, j’avoue», nous dit d’emblée Pierre Hafner, ancien gérant de fortune, passionné de géopolitique et de justice sociale, aujourd’hui responsable de la communication de la SIHS. «Mais nous voulons être un peu l’hôpital de fortune de la sous-traitance.»

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Un parcours atypique

Avant d’imaginer voler au secours de la sous-traitance et de ses emplois menacés (jusqu’à 5’000, estime- t-il), David Sokoloff est lui aussi passé par le monde de la finance. «Mais je ne suis pas un méchant et dans le monde des hedge funds où je travaillais, il fallait l’être», nous avoue-t-il en souriant.

Suite à un malheur familial, il laisse tout tomber et, via un ami qui l’introduit auprès de Jean-Claude Biver, se voit confier la mission stratégique de monter la PLV, les boutiques, la logistique et les événements aux Etats-Unis où Hublot, en pleine expansion, commence à s’implanter sérieusement.David Sokoloff et Pierre Hafner font partie des cofondateurs du SIHS.

Il accomplit la tâche avec succès, passe même un permis poids lourds pour comprendre comment fonctionne la coûteuse logistique américaine et met en place un système modulaire performant auquel d’autres marques commencent à s’intéresser. Mais un deuxième coup dur familial lui tombe dessus. Il rentre en Suisse.

Il se dit alors qu’il a certes travaillé pour l’horlogerie mais qu’il ne connaît pas le produit, la montre, de l’intérieur. David Sokoloff s’inscrit alors à l’IFAGE pour suivre une formation dans le module d’horlogerie, qui requiert cinq ans pour obtenir un CFC (Certificat de Capacité Fédérale), dont des stages obligatoires en entreprise.

Au cours de ces semestres, il rencontre toutes sortes de profils, des jeunes, des moins jeunes, des très qualifiés, des chômeurs... (ndlr, la section horlogerie de l’IFAGE, dotée d’ateliers, forme entre 150 et 200 personnes par an). Et peu à peu, il devient le porte-parole de ces gens en formation ou en réinsertion et se rend compte qu’il n’existe pratiquement pas d’association professionnelle (sauf au Tessin localement) qui les représente.

L’idée lui vient alors de créer une entité nouvelle qui réunisse toute la sous-traitance sous un emblème commun. La crise donne un coup de fouet à cette initiative.

Aller chercher le travail

Comment procéder? La première tâche est de convaincre les marques, à commencer par celles qui peuvent être en mesure d’apporter du travail en ces temps de vaches maigres.

«Nous avons des arguments forts, explique David Sokoloff. Nos locaux sont gratuits, le travail est intégralement fait en Suisse, nos prix sont très compétitifs, nous offrons une garantie de qualité, nous participons à l’économie locale, nous contribuons à maintenir de l’emploi qualifié, nous soutenons la formation qui est gage du futur...»

«Mais vous allez nous piquer du boulot!» vont immédiatement rétorquer les sous-traitants, lui dit-on. Il a déjà entendu l’argument. «Pas du tout. L’idée n’est pas du tout de se substituer aux sous-traitants, bien au contraire», répond à son tour Pierre Hafner

«L’idée est de les appuyer et de les soutenir directement, en offrant des alternatives, en proposant d’autres solutions, en proposant du travail, aussi. Si chaque marque donne une petite miette, le gâteau en commun qui en résultera permettra d’agir. Il permettra d’aider l’emploi en offrant, par exemple, des emplois substitutifs ou temporaires, payés aux conditions du marché, ou de trouver des soutiens spécifiques, d’ouvrir d’autres pistes. Le SIHS est comme un hôpital de campagne, un relais, une réserve. Tout est pensé au bénéfice des individus.»

Une place de marché sans but lucratif

Un des objectifs centraux de la SIHS est ainsi de devenir une plateforme, une place de marché, «un lieu où trouver des solutions nouvelles et qui permette de rediriger les forces de travail là où c’est nécessaire. A terme, la SIHS souhaite essaimer dans toute la Suisse en ouvrant des ateliers, des centres, des plateformes locales partout où c’est nécessaire, appuie David Sokoloff. Personne ne doit passer entre les gouttes. Essayons de travailler tous ensemble.»

L’homme est persuadé du bien-fondé de son initiative et a une vraie force de conviction. Aider un secteur au risque de perdre nombre d’emplois, il compte bien y parvenir avec son association, en tissant de nouvelles synergies, en imaginant de nouvelles pistes, en cherchant à créer de nouvelles solidarités. Et en mouillant les deux côtés d’un même pan, marques et fournisseurs dans un commun effort.

Dernière idée en date (qui lui a été suggérée par un article d’Europa Star): profiter de la grande vogue des montres vintage pour monter des ateliers de service après vente dédiés, occupés à remettre en route ces montres qui sortent des tiroirs, les restaurer, les réparer, à les régler.

Une idée parmi tant d’autres qui sont en exploration. Affaire à suivre...


Article d'AWP - suite à la conférence de presse

AWP - BILAN   SIHS: l'association qui veut sauver la sous-traitance horlogère suisse

 (encadré - sous-traitance horlogère)

Genève (AWP) - L'association SIHS nouvellement créée veut récupérer un peu de la sous-traitance horlogère. L'organisation  se présente comme un contrepoids face à un secteur en crise bousculé par des vagues de licenciements.

Une structure petite et des ambitions de géant. Les sept co-fondateurs de SIHS ont présenté à la presse lundi leurs objectifs pour protéger la main d'oeuvre suisse de la crise que traverse la sous-traitance horlogère dans un contexte de récession économique.

Face au licenciement potentiel de 5000 personnes travaillant dans le secteur selon le co-fondateur David Sokoloff.  L'idée de cette jeune association, créée le 18 août dernier, est donc de convaincre les grands groupes  et d'en assurer elle-même la gestion et la production.

Mais comment convaincre des marques déjà fragilisées par la baisse des ventes et soumises à des restrictions budgétaires de payer une production faite en Suisse? En produisant à moindres coûts, d'après SIHS.

L'ancien courtier en bourse explique que le statut d'association de SIHS et "les aides cantonales, le fait de ne pas payer d'impôts, de disposer de locaux gratuitement et de ne pas à avoir à faire de profits nous permettra de  payer décemment nos salariés et de proposer notre production à un même niveau.

Mais reste encore à convaincre les acteurs de l'industrie. L'association n'a pour le moment  pas encore de commandes confiées par des marques horlogères. Interrogé sur le nombre potentiel d'embauches,  "c'est tant qu'il en faudra", a simplement répondu le co-fondateur.

Sur les huit premiers mois de l'année, les exportations horlogères, un indicateur-clé, ont subi une chute historique de 30,5%, l'équivalent de 9,8 milliards de francs.

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Horlogerie Les sous-traitants menacés d’une vague de licenciements Publié: 05.10.2020uppression de milliers de postes?

«Nous pensons qu’il y aura au moins 5000 licenciements dans la sous-traitance horlogère», estime David Sokoloff, l’un des fondateurs de la jeune association Sous-traitance de l’industrie horlogère suisse (SIHS).

Le secteur de l’horlogerie souffre de la crise liée au Covid-19. Des sous-traitants ont déjà dû se résoudre à déclarer faillite. Et la situation risque fort d’empirer.

Sur les huit premiers mois, les exportations horlogères, un indicateur-clé, ont subi une chute de 30,5% à 9,8 milliards de francs.
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Les sous-traitants horlogers suisses sont très affectés par la pandémie de coronavirus, ayant provoqué une chute de la demande globale en garde-temps. Quelques entreprises ont déjà dû se résoudre à se séparer d’une partie de leurs collaborateurs ou à déclarer faillite. La poursuite de la crise sanitaire pourrait provoquer une vague de licenciements.

«On souffre mais on résiste pour le moment», déclare à AWP François Billig, le directeur général d’Acrotec, un des grands groupes indépendants suisses spécialisé dans la sous-traitance notamment horlogère. «En fin d’année, nous anticipons un recul du chiffre d’affaires d’environ 15%. La chute a été amortie grâce à notre diversification», confie le responsable L’horlogerie permet d’engranger 50% des ventes du groupe composé de 18 entreprises, dont certaines produisent des composants utilisés dans les dispositifs médicaux, l’automobile et l’aéronautique. «Nous avons cependant été cloués au sol dans ce dernier secteur», précise le dirigeant.

La division horlogerie du conglomérat jurassien pourrait accuser un repli d’approximativement 20% de ses recettes. «Mais il y a encore beaucoup d’incertitudes à ce niveau», admet-il.

Chute des commandes

L’impossibilité de se projeter et planifier, inhérent à la crise sanitaire, handicape les fournisseurs des maisons horlogères, à l’image de nombreux pans de l’économie mondiale. «Depuis le mois de mars, certains des sous-traitants ont perdu 20% à 80% de leurs commandes. Pour les commandes maintenues, certaines sociétés les ont réparties sur plusieurs mois pour leur permettre d’entretenir l’activité et de maintenir les emplois», relate Alexandre Catton, directeur du salon professionnel EPHJ des sous-traitants des secteurs de l’horlogerie et de la microtechnique.

Par ailleurs, la Chambre d’économie publique (CEP) du Jura Bernois, région qui compte un grand nombre de sous-traitants horlogers, s’attend à ce que les volumes d’affaires des entreprises de la région continuent de diminuer au troisième trimestre, mais de manière moins accentuée qu’au deuxième trimestre.

«Dans l’horlogerie, ce qui est très important ce sont les ventes aux clients finaux mais également la réalité propre à chaque marque», fait remarquer Patrick Linder, directeur de la CEP.

Quelques marques horlogères, et par ricochet leurs fournisseurs, arrivent en effet à tirer leur épingle du jeu, mais nombreuses sont celles qui subissent les conséquences de la pandémie de plein fouet. Sur les huit premiers mois, les exportations horlogères, un indicateur-clé, ont subi une chute de 30,5% à 9,8 milliards de francs.

Le moyen de gamme touché

 Le patron de la CEP soulève la crainte qui existe en particulier chez des fournisseurs travaillant pour des marques horlogères vendant des montres mécaniques du moyen de gamme, coûtant entre 1000 et 3000 francs, car les volumes de cette catégorie ont drastiquement chuté durant la crise. Cette dernière n’a fait qu’accélérer un phénomène qui existait déjà auparavant.

«Si les volumes ne sont plus garantis, il est évident que les sociétés vont devoir réduire leurs effectifs et il y a des compétences du système de production qui seront remises en question», avertit M. Linder, tout en mettant en exergue que les gens préfèrent mettre de l’argent de côté en ces temps d’incertitudes, plutôt que d’acheter une montre.

Suppression de milliers de postes?

«Nous pensons qu’il y aura au moins 5000 licenciements dans la sous-traitance horlogère», estime David Sokoloff, l’un des fondateurs de la jeune association Sous-traitance de l’industrie horlogère suisse (SIHS).

(Acrotec) pour sa part ne songe pas à revoir à la baisse le nombre ses employés pour le moment. «Nous sommes une entreprise solide mais pas insubmersible. Si la crise dure trop longtemps, nous devrions aussi y songer», indique François Billig.

Quelques sous-traitants comme le neuchâtelois "Gilbert Petit Jean", ont déjà dû réduire leurs effectifs tandis que (Dracogroup) a annoncé la faillite de trois de ses cinq filiales, une réalité qui reflète la situation contrastée au sein de l’industrie.

L’utilisation du chômage partiel permet aux entreprises de réduire momentanément leurs coûts et de maintenir les postes. «Il y a entre 26’000 et 28’000 personnes en réduction de l’horaire de travail au sein de l’industrie horlogère», relève François Matil, secrétaire général de la Convention patronale de l’industrie horlogère. Il s’agit de plus de 50% des effectifs de cette branche, qui compte quelque 59’000 emplois dont 51’000 sont conventionnés.

François Matile, qui s’attend également à des suppressions de postes, rappelle que lors de la crise financière de 2008-2009, 4000 emplois, soit 8% des effectifs totaux, ont été supprimés. Il y a eu 2000 licenciements et 2000 postes n’ont pas été remplacés. «Après la crise financière, les effectifs horlogers ont de nouveau enregistré une hausse pour retrouver leur niveau d’avant crise en 2012», fait-il aussi remarquer.

ATS/NXP

Publié: 05.10.2020

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